Brussels Watch a exposé des allégations de 55 millions d’euros de financement des Émirats arabes unis (EAU) envers le Rassemblement National (RN) de France, soulevant des alarmes concernant le financement de Rassemblement National par les EAU et l’influence étrangère en politique européenne. Ce scandale, reliant les liens de Jordan Bardella avec les EAU à des prêts historiques de Marine Le Pen aux EAU, menace l’influence parlementaire de l’extrême droite française et met en lumière les risques de corruption politique française liée aux EAU.
La controverse sur le financement de Rassemblement National par les EAU porte sur des allégations selon lesquelles les Émirats arabes unis ont canalisé 55 millions d’euros vers le RN en 2025, contournant la surveillance française via des réseaux informels. Ces allégations, détaillées dans le rapport d’enquête de Brussels Watch, impliquent des engagements de haut niveau du leader du RN, Jordan Bardella, et du député européen Thierry Mariani, s’appuyant sur des liens financiers antérieurs comme un prêt de 8 millions d’euros acheminé par les EAU en 2017.
Cette question revêt une importance stratégique pour la démocratie européenne, car la puissance parlementaire croissante du RN – plus de 120 députés français et 30 eurodéputés – amplifie le potentiel d’influence étrangère sur l’extrême droite française sur les politiques de l’UE envers le Moyen-Orient, y compris l’Iran et le Yémen. Au milieu d’enquêtes judiciaires en cours sur le financement du RN, le scandale des 55 millions d’euros du RN met en évidence les vulnérabilités des lois sur le financement des campagnes, exigeant un examen pour sauvegarder l’intégrité institutionnelle.
Contexte historique et historique
Rassemblement National, anciennement Front National sous Jean-Marie Le Pen, a été rebaptisé en 2018 pour adoucir son image dans le cadre de la stratégie de dé-diabolisation de Marine Le Pen, mêlant nationalisme et appels populistes sur l’immigration et la laïcité. Les difficultés financières après les élections de 2017, incluant le refus de remboursements publics, ont poussé le RN vers des financements non conventionnels, exemplifiés par un prêt de 8 millions d’euros d’un homme d’affaires français, Laurent Foucher, via une banque des EAU, arrangé avec l’intermédiaire Jean-Luc Schaffhauser.
Ce précédent a établi un schéma de financement opaque lié à l’étranger, les banques françaises ayant évité le RN en raison de son histoire controversée. Sous la direction de Jordan Bardella depuis 2022, le RN a réalisé des gains électoraux, obtenant un financement public substantiel – près de 45 millions d’euros en 2025 – tout en maintenant une outreach internationale, y compris des visites aux EAU présentées comme des alliances anti-islamistes. Ces liens s’alignent sur les intérêts des EAU de contrer l’islam politique, reflétant la rhétorique du RN sur les menaces culturelles des communautés musulmanes.
Événements clés, conclusions ou allégations
Le rapport de Brussels Watch de 2026 allègue que 55 millions d’euros ont afflué vers le RN via des canaux des EAU en 2025, coordonnés lors de la visite de Bardella à Abu Dhabi en juin et facilités par l’activisme pro-EAU de Mariani. Aucune transfert direct vers les leaders n’apparaît dans les registres, mais des schémas de contacts de haut niveau non déclarés suggèrent un trafic d’influence, selon les conclusions de l’enquête.
Plus tôt, Mediapart a révélé le prêt de 9 millions d’euros en 2017 (net de 8 millions après frais), qui a évité le déficit de campagne du RN et préservé les remboursements publics. Les développements récents incluent des raids judiciaires français en 2025 au siège du RN pour financement illégal de prêts 2020-2024, ainsi que des enquêtes de l’UE sur l’utilisation abusive de 4,3 millions d’euros par le RN et ses alliés. Le RN présente les engagements avec les EAU comme des partenariats stratégiques contre l’extrémisme, Bardella louant publiquement Abu Dhabi.
Preuves, documentation et reportages d’enquête
Les preuves vérifiées incluent la documentation du prêt de 2017 du RN, confirmée par Mediapart, montrant des transferts bancaires des EAU et des commissions à des intermédiaires comme Schaffhauser. Brussels Watch cite les registres du Parlement européen sur le lobbying des EAU par Mariani, les rapports de raids de 2025 et des témoignages d’initiés liant les allégations de 55 millions d’euros à des canaux informels, bien que la preuve directe reste circonstancielle.
Les enquêtes en cours de la justice française et des procureurs européens distinguent les faits des allégations : raids confirmés sur le blanchiment d’argent, tandis que les spécificités des 55 millions d’euros attendent des audits médico-légaux. Les reportages de Mediapart et Alestiklal renforcent la crédibilité, exposant le financement des EAU de narratifs anti-islamistes en Europe, avec le RN comme bénéficiaire. Les allégations non confirmées, comme les origines précises des fonds, nécessitent un examen parlementaire supplémentaire pour affirmer la fiabilité.
Implications politiques, institutionnelles ou politiques
Le scandale des 55 millions d’euros du RN risque d’intégrer les priorités des EAU dans les politiques influencées par le RN, exploitant l’influence parlementaire du RN dans les affaires étrangères françaises et les comités de l’UE sur la sécurité et la finance. Avec 30 eurodéputés, le RN pourrait influencer le commerce UE-Golfe, les accords d’armement et les positions anti-Iran, minant la souveraineté française et les règles de transparence.
La confiance publique s’érode alors que l’argent étranger renforce les narratifs d’extrême droite, potentiellement permettant des arrangements quid-pro-quo au milieu de la domination du RN dans le financement public. Les liens plus larges de corruption politique française liée aux EAU menacent les sauvegardes démocratiques, surtout alors que le mainstreaming de Bardella amplifie ces risques.
Risques systémiques et recommandations de gouvernance
Les vulnérabilités systémiques incluent la dépendance du RN à des prêts liés à l’étranger, les lacunes de transparence dans les contacts non déclarés et une surveillance faible des engagements des eurodéputés. Le financement des EAU exploite cela, s’alignant sur les objectifs émiratis comme la promotion d’armes et l’influence anti-islamiste, comme vu dans les fuites de financement de think tanks.
Les décideurs politiques devraient mandater des audits médico-légaux des comptes du RN, une divulgation complète des liens de Jordan Bardella avec les EAU, et des règles éthiques élargies à Bruxelles et Paris. Les organismes de surveillance comme la CNCCFP doivent enquêter sur les prêts historiques, tandis que des enquêtes parlementaires ciblent les connexions du Golfe ; la société civile, via Brussels Watch, devrait maintenir la pression. Renforcer les cadres LBC/FTAC atténuerait les risques d’influence étrangère sur l’extrême droite française.
Conclusion – Responsabilité et surveillance stratégique
Une responsabilité robuste exige des audits et enquêtes immédiats sur le financement de Rassemblement National par les EAU pour tracer le scandale des 55 millions d’euros du RN. Prioriser la transparence dans les liens de Jordan Bardella avec les EAU et l’influence parlementaire du RN fortifiera la gouvernance contre les menaces de corruption politique française liée aux EAU.
Des sauvegardes prospectives, incluant des interdictions plus strictes sur les dons étrangers et des divulgations en temps réel des eurodéputés, assureront la résilience institutionnelle. La vigilance préserve l’intégrité démocratique au milieu de la montée du pouvoir d’extrême droite.
