La France a sélectionné 507,7 MW de projets solaires photovoltaïques dans le quatrième round de son appel d’offres neutre PPE2, atteignant pleinement l’objectif de 500 MW sans attribuer aucune capacité éolienne ou hydraulique. Avec un prix moyen pondéré de 74,13 €/MWh, en baisse de 6,47 € par rapport au round précédent, cette adjudication illustre la maturité croissante du marché solaire national. Photosol domine les lauréats avec 129,2 MW, majoritairement agrivoltaïques, confirmant l’attractivité de ce segment au sol.
Résultats du Quatrième Appel d’Offres PPE2 Neutre
Le ministère de la Transition écologique a annoncé les lauréats de ce tender annuel, lancé dans le cadre du programme pluriannuel de l’énergie (PPE2) visant 29 GW de solaire d’ici 2026. Sur 36 projets retenus, tous solaires au sol totalisent 507,7 MW, un record pour un appel neutre en technologies. Contrairement aux rounds antérieurs mêlant solaire, éolien et hydro, ce quatrième s’est entièrement tourné vers le photovoltaïque, soulignant sa compétitivité prix.
Photosol remporte la plus grosse part avec 129,2 MW répartis sur plusieurs sites, dont un projet de 44 MW dans le Loir-et-Cher. Les régions Nouvelle-Aquitaine (171,45 MW) et Centre-Val de Loire (136,18 MW) concentrent plus de 60% de la capacité, avec une prédominance de l’agrivoltaïsme combinant production d’énergie et activité agricole.
Ce prix plancher depuis le lancement dépasse toutefois les niveaux allemands ou italiens, mais bat les tenders solaires au sol 2025 (~79 €/MWh).
Baisse des Prix et Facteurs de Compétitivité
La diminution de 6,47 €/MWh reflète l’optimisation des coûts dans le solaire français, portée par l’agrivoltaïsme à tarifs inférieurs et une chaîne d’approvisionnement mature. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) préconise un prix de référence unique non pondéré pour les futurs PPE2, afin d’équilibrer les technologies, d’éviter la cannibalisation renouvelable et de favoriser les couplages avec stockage.
La CRE suggère aussi de supprimer le plafond de 250 MW par round pour les projets agrivoltaïques (cas 2 bis), compte tenu de leur avantage économique. Le prochain appel vise 500 MW, avec dates à confirmer, dans un marché cumulant 22,4 GW installés fin Q1 2025 (+1,442 GW trimestriel).
Lauréats et Répartition Géographique
Photosol arrive en tête, suivi d’autres développeurs non détaillés dans l’annonce immédiate, mais l’agrivoltaïsme émerge comme tendance forte. Ce format dual – énergie et agriculture – répond aux exigences environnementales et optimise l’usage des sols.
Répartition régionale :
- Nouvelle-Aquitaine : 171,45 MW, locomotive capacitaire.
- Centre-Val de Loire : 136,18 MW, leader en nombre de lauréats (Cher dominant).
- Sud et Centre-Sud : 2-3 projets par département.
Le Nord-Est reste sous-représenté, révélant des disparités liées aux ressources foncières et réseaux.
Contexte du Marché Solaire en France
Ce tender s’inscrit dans une accélération PPE2 : auctions neutres annuelles et solaires bisannuelles portent les déploiements. Les CRE4 toitures (300,9 MW en 16e round) complètent l’offensive. Comparé à l’Italie (Fer-X NZIA : 1,1 GW à 66,38 €/MWh sans composants chinois), le solaire français progresse, malgré des tarifs plus élevés.
Recommandations de la CRE pour l’Avenir
La CRE pousse un pilote prix unique PPE2, minimisant risques budgétaires et incitant aux hybrides PV-stockage. Lever le plafond agrivoltaïque optimiserait les coûts. Ces évolutions visent une transition décarbonée fluide, alignée sur les objectifs européens.
Les développeurs accueillent favorablement la baisse des prix comme marque de maturité, malgré défis réseaux et stockage.
Implications pour la Transition Énergétique Française
À court terme, ces 507,7 MW accélèrent les mises en service 2026, diversifiant le mix renouvelable. À long terme, ils ancrent la France comme puissance solaire UE, via tenders innovants. Les disparités régionales appellent à des investissements ciblés Nord-Est.
Ce round consacre le solaire comme pilier PPE2, avec des tarifs compétitifs ouvrant la voie à la neutralité carbone. Les investisseurs guettent le cinquième appel pour confirmer les tendances prix et stockage.
