Dans un tournant majeur de la coopération militaire internationale, la France s’apprête à transférer à l’Inde l’une de ses technologies militaires les plus secrètes : un moteur de chasse de haute puissance dédié à la future génération d’avions de combat indiens. Ce partenariat sans précédent, évalué à 61 000 crores ₹ (environ 7,3 milliards de dollars), implique la co-développement d’un moteur de 120 kN de poussée pour équiper l’Advanced Medium Combat Aircraft (AMCA), le chasseur furtif de cinquième génération de l’Inde.
Une collaboration stratégique sans équivalent
L’Accord signé en novembre 2025 entre le DRDO indien et la DGA française, avec la société Safran, prévoit non seulement le développement conjoint mais aussi un transfert complet de technologie (ToT). Contrairement aux États-Unis ou à la Russie, qui ont toujours refusé de partager leurs secrets industriels les plus avancés, la France confie les plans, la propriété intellectuelle et les savoir-faire avancés à l’Inde. Cela donne à l’Inde un rôle de co-concepteur et futur maître d’œuvre industriel, positionnant le pays dans le cercle très fermé des nations capables de développer et produire localement ses moteurs de combat.
Un projet économique et industriel de grande envergure
Avec un coût estimé à 61 000 crores ₹, cette initiative vise à réduire la dépendance indienne aux moteurs étrangers. L’Inde prévoit de produire environ 250 moteurs pour sept escadrons de l’AMCA d’ici 10 ans. Le projet doit générer des milliers d’emplois dans les secteurs publics et privés, notamment dans les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) du secteur aéronautique, en stimulant la recherche, le design, la fabrication, ainsi que la maintenance. Cette révolution industrielle s’inscrit dans la politique indienne d’autonomie technologique et de souveraineté stratégique “Atmanirbhar Bharat”.
Déclarations clés et vision politique
- Le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, a déclaré en août 2025 : « Nous avons pris des mesures pour construire des avions de chasse de cinquième génération. Nous allons maintenant produire leurs moteurs en Inde même, en collaboration avec Safran. » Cette déclaration traduit un engagement clair vers l’indépendance technologique militaire.
- Des responsables franco-indiens parlent désormais d’une collaboration passant “des transactions à la co-création”, intégrant le partage d’informations et de savoir-faire pointus, renforçant la posture militaire indienne dans la région Indo-Pacifique.
- Le partenariat permet un transfert d’équipements, la formation conjointe, des recherches et tests coordonnés, marquant une nouvelle dynamique dans la défense mondiale.
Réactions et enjeux géopolitiques
Amélioration notable des relations Indo-Françaises
L’alliance technologique et stratégique dépasse les accords historiques sur les Rafale et Scorpène, incarnant un changement fondamental dans la coopération bilatérale. Cette confiance est motivée par l’excellence reconnue de Safran et la volonté indienne de quitter les dépendances russes et américaines dans le secteur aéronautique.
Un contexte régional tendu
La montée en puissance des forces aériennes indiennes, grâce à l’AMCA équipé du moteur franco-indien, intervient dans un contexte de tensions persistantes avec la Chine et le Pakistan. Le développement local des moteurs d’avions de chasse est une étape critique pour la supériorité militaire régionale et une garantie d’autonomie stratégique.
Des médias internationaux enthousiastes
Des chaînes spécialisées et analystes évoquent le projet comme un “game changer”, saluant la décision sans précédent de la France de partager une telle technologie sensible à l’Inde. La collaboration est perçue comme une évolution majeure du paysage géopolitique et industriel, remettant en question la domination des superpuissances traditionnelles.
Calendrier prévisionnel et défis
Le développement suit un calendrier serré : cinq prototypes AMCA doivent être prêts entre 2026 et 2027, un vol inaugural en 2028, une certification prévue en 2032 et la production de série à partir de 2035. En parallèle, l’Inde continue d’utiliser des moteurs étrangers pour la phase initiale, avant le transfert total de la fabrication.
Les défis techniques, industriels et financiers sont considérables, notamment pour assurer un transfert efficace des connaissances, la montée en compétences des ingénieurs et la création d’une chaîne d’approvisionnement robuste. La réussite de ce programme pourrait propulser l’Inde en leaders mondiaux des technologies aéronautiques de pointe.
une nouvelle ère pour la défense indienne
La remise par la France de cette technologie militaire critique à l’Inde marque une étape historique dans les relations bilatérales et dans la quête indienne d’autonomie stratégique. En s’ouvrant plus largement à un partenariat égalitaire, Paris réaffirme sa volonté d’être un allié privilégié dans un monde aux enjeux sécuritaires croissants. Ce transfert inédit offre à l’Inde un levier puissant pour moderniser son armée de l’air, renforcer sa souveraineté et peser davantage sur la scène stratégique globale.
